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Le combo grenoblois nous revient avec un gros ep et touche
du doigt le fait de paraître moins pop tout en restant dans
un canon de beauté qui amènera l'assiduité à défaut d'acidité.
Comme ultime acte de bravoure il faudra patienter un long
tunnel blanc après Hello, pour assister à l'envol de Rhésus,
se servant des vents portant pour atteindre des sommets que
le reste du disque ne pouvaient laisser présager, quoique.
Car à bien y regarder, et à bien y écouter on redécouvre dés
shooting star le plaisir de la guitare comme accélérateur
de la voiture à friction. Celle-ci dévale les pentes et donne
à la montée une allure de gentil faux plat pour mollet équipé.
Alors Rhesus explose tout, ravage la moindre sortie de parcours
et s'arrange avec ses frontières pour prendre un passeport
définitif (sugar kid) s'abrogeant le droit de nous imposer
la basse la plus séduisante d'ici, complétant un tableau figuratif
déjà bien léché. De my phoney love au bien nommé electricty
et sa facture très cure, les Rhesus s'amuse à nous bluffer.
Eux derrière un rideau riant comme des gosses de la bonne
blague qu'ils viennent de nous jouer (your smile is a commercial
food) car tirant vers le plus haut sommet ce disque pas banal
chez nos compatriotes. Rhesus a su tendre ses cordes et assouplir
sa peau, laissant la tension derrière un paravent de paraboles
plus extraordinaires les unes que les autres. Si beaucoup
veulent rentrer dans la cours des très bon élèves, Rhesus
n'attendra pas la remise des prix et le relevé de notes pour
y côtoyer le gratin. Meanwhile (at) the party et ce que l'on
attendait et n'entendait plus depuis longtemps, grâce à Rhesus
de gâter outre mesure nos oreilles et de nous aérer l'esprit.
Énorme .
Gerald
de oliveira
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