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Melatonine, un des premiers groupes à avoir subi les affres
de nos chroniques fumeuses, est de retour, avec ce titre énigmatique,
sorte de maxime qui aurait pu trôner au milieu du # 3 de Diabologum,
décembre est un samedi. De ce titre il faudra y chercher les
lumières et la durée du jour, la lenteur avec laquelle les
nuits meurent pendant cette saison. C'est certainement avec
une horloge biologique calquée sur les rotations de la terre
que les Metzins ont échafaudé ses titres à la retenue stupéfiante
dans les longueurs. Loin de ce qui faisait le fondement même
du post rock, Melatonine raccourci les temps, tranche dans
le vif et donne à ses offrandes une couleur à la fois sombre
et alerte. Melatonine en ressort énervé, comme en témoigne
hurkst, et gagne en tension, que, ironie de l'histoire, E.L.E.V.E.N.
le morceau le plus long de l'album concentre pour ne jamais
la relâcher pour une suite rapide on l'espère. La vie est
très présente mais ramassée (hurkst / le décompte) et les
mots qui arrivent à percer sont brouillés car la perception
des sons est plus importante ici. Sans abandonner sa marque
de fabrique, Melatonine s'en éloigne certainement, se donnant
la possibilité de revoir le jour de façon plus élastique un
soir d'été. Pour le moment c'est l'hiver, et le réchauffement
climatique n'est pas pour maintenant, mais les tourbillons
sont eux du mouvement..
Gerald
de oliveira
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