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On avait fini
par l'égarer Miossec, comme sa facture d'électricité. Entre
des albums où les amarres avec l'écriture aux embruns étaient
levées, des participations pour payer l'addiction et des concerts
entre la fin de banquet et la révolte des incompris sans raison
raisonnable, on avait regardé la France et on avait peur aussi
pour elle, aussi pour lui. Alors l'étreinte du retour des
retrouvailles sera encore plus forte. Amour déchu, amour déçu,
le quotidien alarmant mais plus de bave aux lèvres. Rugueux
et éblouissant (maman une libération divine) Miossec retrouve
le verbe et les liaisons dangereuses (le troublant la mélancolie)
donne au spectre de la défaite des aspects de marionnette
sympathique avec laquelle il va falloir vivre sous peine de
s'ennuyer. Disque presque de bande, l'étreinte colle au corps
comme une mêlée dans laquelle la sueur est aussi une aide
au mélange. En retrouvant la direction (mes crimes : le châtiment
je ne renie pas les crimes) Miossec retrouve avec son humour
de celui qui en a bavé et qui en rigole bien la saveur de
la transmission pour aider son camps, camps auquel nous faisons
à nouveau parti. Un retour en grâce.
Gerald
de oliveira
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