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Ce disque est
un disque de feignasse, ne l'achetez pas, voilà ce qui aurait
pu être la campagne de pub mise en place par Miossec pour
la sortie de sa compilation. Brest of c'est une façon de pauser
ou reposer l'homme à qui le roulis, les embruns et les mauvaises
cuites vont si bien. Capable de fusiller un concert et d'écrire
une chanson sur sa maman, Miossec à comme fil conducteur celui
de ne pas mettre la main là où cela fait du bien. Si ces premiers
râles furent plutôt politiques, la suite de sa discographie
ne sera que donner au quotidien des lettres de tristesse et
de sécheresse. Appuyant là où cela fera mal, il n'arrangera
pas les rapports possibles et si académiques de l'homme et
la femme, poussés à son paroxysme sous le bien nommé baiser,
que je vous invite à offrir aux prochains amis tentés par
le mariage. Sur Brest of qui s'ouvre sur la même chanson enregistrée
avec des litres de bières et des année de cigarettes plus
tard, prouvant que le rock du début laisse progressivement
place à un homme plus calme (Miossec toucherait-il la sagesse
après avoir autant recouvert nos chaires de sel ? Lui qui
s'est réveillé en écoutant la fossette, qui a pesté en entendant
Divine Comedy chantait sa libération, aura mis trois albums
pour se libérer de cette image qui lui vaudra abusivement
cette image de réceptacle à alcool. Toujours rectiligne (si
l'on excepte peut être son codevi chez Hallyday) Miossec vient
de prouver dernièrement avec l'étreinte
que son meilleur est peut être à venir, sans pour autant troquer
sa veste en jean, reprendre la veste en cuir de Bashung pour
une carrière que l'on ne pouvait imaginer déjà si longue.
Non non non il n'est plus saoul, nous croyons en lui c'est
tout.
Gerald
de oliveira
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