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Cela s'ouvre comme
un film de David lynch duquel on imagine un monsieur loyal
ouvrir un cabaret coloré mais sinistre. Une éternité après
un premier essais, icône de l'expression à moitié vide à moitié
pleine, unkle reprend la route des platines pour un album
séduisant mais encombrant dans cette myriade d'albums hybrides
et sans famille qui constellent nos discothèques. Suiveur
et faussement dérangé, ce disque dissèque une vision microscopique
et oublie l'existence de mezzanine (certains diront pourquoi
lui ne l'oublierait pas alors que 3D l'a lui aussi fait).
Le souffle cour pour des rythmes aussi turbulant, unkle s'éloigne
de son autoroute des malheurs, pour ceux de la fin ultime
mais loin de la pensée foisonnante, plus prêt de la montée
de fièvre crade et des alluvions de sueurs polluées. Invitant
comme toujours du monde à sa fiesta, unkle rigole du mauvais
tour joué et décortique un par un les forces et les faiblesses
de chacun pour son unique plaisir. Comme disait un chroniqueur
à la tête improbable sur canal…fallait pas l'inviter.
Gerald
de oliveira
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