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Pour ce volume
2 de New York Noise Music From The New York Underground le
gimmick de Gainsbourg s'imposait "j'ai vu New York New York
USA, je n'avais jamais rien vu d'au, je n'avais rien vu d'aussi
haut..oh ! C'est haut New York " " phrase qui malgré sa simplicité
fait briller dans nos yeux le rêve cosmopolitain de la big
apple plus que le rêve américain de la société sous les préceptes
des loups. De Pulsallama qui devrait rappeler certaines choses
aux fans de la Mano Negra, de Sonic Youth dans ses petits
souliers sous une décharge d'électricité statique, Jim Jarmusch
avant qu'il devienne le plus beau réalisateur du monde, de
Glenn Branca de Arthur Russell, Certain General ou encore
de Clandestine c'est la même émotion qu'un enfant face aux
tours de New York respirant une air qui doit inspirer autant
qu'elle doit s'inspirer. New York faisait du bruit autrement
que dans les salons de mode, et la ville n'avait pas se relent
de retour sur soit qui sent la peur. A cette période, on rentrait
dans soit pour mieux s'exploser au dehors. Sans être une œuvre
nécrologique, New York Noise pourrait bien donner un bon coup
de nostalgie aux vieillards que nous sommes (je parle pour
la frange les enfants du rock dont je fais partie). Fichtre.
Gerald
de oliveira
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