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Attention danger.
L'écoute de ce disque pourrait avoir sur vous des répercussions
dont nous pouvons pas mesurer l'étendue dans l'immédiat, car
cet album de Nosfell est un rêve les yeux ouverts, ou un cauchemar
c'est selon le moment. Ce nouvel album de Nosfell pourrait
bien être la surprise des référendums de fin d'année, tant
ce disque aura nécessité une longue maturation avant de se
livrer et d'injecter son venin puissant. Chanté majoritairement
en klokobetz, kalin bla lemsnit dunfel labyanit donne à sa
langue des allures d'universelles. Ce chant venu de nulle
part sonne comme une couverture adéquate à la musique de Nosfell
et de Bertrand Belin. Protéiforme et sans limite, ce disque
pourrait être le résultat de la rencontre de Jeff Buckley
avec des monstres sous marins le temps de sa baignade mortelle.
A rendre fou Cantat dont on connaît (en ouverture de concert)
ses désirs d'en découdre avec la musique de l'âme, Nosfell
nous rend tout autant fou. On ne sait jamais où nos pieds
vont bien pouvoir mettre nos oreilles, quand nos épaules perdront
nos genoux, quand notre raison s'en sera fait une sur notre
résistance. Musique venant d'ailleurs, kalin bla lemsnit dunfel
labyanit est un labyrinthe envahi de monstres et de fleurs
que nous humerons pour mieux nous enivrer. Disque monstrueux.
Gerald
de oliveira
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