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Pour the ballad
of paper ships c'est une dream team, un groupe impossible
qui s'est constitué. Un membre de Wilco (dont on attend la
cucaratcha) un membre de Tarentel et la maîtresse des lieux,
la troublante Odessa Chen elle-même membre d'un groupe que
vous connaissez bien si vous êtes un fidèle du site, les thee
more shallows. Essentiellement composé de ballade, l'album
ravira les amateurs d'atmosphère éthéré et profonde si proche
de celle de Sigur Ros (harm). Outre la qualité des compositions
(qui se laisse aller parfois à la facilité the weight) l'autre
arme de Odessa est cette voix qui n'est pas sans nous rappeler
l'époque des Cranes et autres Ghee Club avec ces chanteuses
qui jouaient avec les vibrations de l'air comme un funambule
joue avec le vide. On regrettera des reliefs plus nombreux,
des chemins tortueux, mais l'essentiel dans la ballade c'est
de prendre le temps de palper les détails. Entre song :ohia
et le Jeff Buckley le plus prêt des étoiles, la rencontre
non pas d'une fée, mais de celle qui leur donne vie.
Gerald
de oliveira
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