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Sur Experiments
On The Threshold Of Pain, Orouni chante faux comme peut le
faire Stuart Murdoch, mais la même émotion ressort de ces
interprétations. Orounii chante au fond d'un puit sans eau
comme pour un appel aux secours. On pourra toujours penser
à un énième chanteur qui se penche sur la folk, non pas pour
servir celle-ci, mais avant tout pour montrer un semblant
d'âme, sauf qu'ici Orouni dévoilait son âme, se met à poils,
essayant de constituer une corde avec ce qui lui restait de
vêtement. Même quand le dictionnaire à rimes est de sortie
(Back To The A) il se fait fort de ne tourner tout cela en
dérision. Aussi profondes et mélancoliques qu'elles puissent
être, ces chansons transmettent une forme d'humour (Almen
Kirkegard Lullaby) une forme de bonheur que les suiveurs auraient
vite colorié en condescendance larmoyante et puante d'émotion
au rabais. Laissons donc Orouni, loin des lumières de la ville,
au fond de son puits et donnons-lui de quoi survivre en échange
de ses chansons. Espoir, espoir crions notre espoir.
Gerald
de oliveira
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