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Dans cette période
du recyclage citoyen et du recyclage commercial il n'est pas
étonnant de voir le précurseurs E.N. sortir de nos poubelles
le moindre détritus et d'en faire comme de formidables alchimistes
qu'ils sont une production plus propre que nos poubelles.
Toujours dans une veine lorgnant plus vers le sombre que les
arc-en-ciel de nos contes d'enfant ; Perpetuum Modile pourrait
bien enfin toucher un public plus large, réfractaire de base
de la langue de Karsten Ramellow (chacun ses classiques),
mais pouvant très vite plonger les mains dans sa poubelle
voir si le rythme endiablé de la chanson titre de l'album
n'a pas laissé des restes consommables. Car en avance E.N.
l'est à coup sûr préférant noyer le poisson de la frange lourde
de l'industriel aveugle pour lui préférer une musique plus
prenante et plus accessible sans pour autant mordre la queue
d'un mainstream demandeur de ses grandes gamelles dictées
par l'appât du gain ou la nécessaire reconnaissance. E.N.
jette les honneurs et la reconnaissance à la poubelle sûre
de retrouver dans celle-ci un matériel plus apte à sublimer
un art de la diversion que beaucoup se feront une joie de
jalouser. Perpetuum Mobile est le disque d'un groupe qui fouille
là ou d'autres ne daignent même plus tourner la tête. Perpétuellement
en avance.
Gerald
de oliveira
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