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Ted Léo devait
connaître l'histoire de son groupe pour ne pas lui donner
un nom qui collerait avec les changements de line up, en faisant
l'unique membre historique. Pour ce cinquième album et le
premier depuis 2004, Ted Léo est entouré de Dave Lerner, et
Chris Wilson, formant un trio power pop à l'énergie qui mériterait
d'être utilisé également pour sauver notre pauvre planète.
Mais le message n'est pas uniquement écologique, quoique les
idées pourries finissent pas tuer l'atmosphère. Ouvertement
anti guerre (vous allez me dire Bruel aussi, mais lui est
loin du sujet) et politique de domination, Ted Léo se garde
de prendre des airs de futur prix Nobel de la paix, préférant
picoler autour d'un verre, refaisant le monde les doigts dans
un pot de pistaches. Du punk en passant pas le reggae (the
unwanted things) les blasons de la résistance sont dressés
de façon désordonnée, avec une sincérité ne faisant aucun
doute. A l'heure où les collèges radio ne font plus le beau
temps comme au début des années 90, un groupe arrive à percer
les ondes, sans pour autant convaincre totalement, car il
ne suffi pas de dispendre des sentiments louables avec un
nez rouge et des musiques directes pour être adoubé. En tête
d'un meeting rouge….the lost brigade…..the clash.
Gerald
de oliveira
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