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C'est avec une certaine honte que je vais vous parler de ma
blague la plus nulle, qui, à une fréquence hebdomadaire finit
par fatiguer mon entourage. A chaque fois que l'on me parle
d'Amadeus ou deus, ou de tout autre mot terminant par deus,
je rajoute " de couette ". Aussi affligeante qu'elle puisse
paraître, ce gimmick faisait je pense suite à un idéal crash,
album portant à merveille son nom, tant le groupe du phénoménal
Tom Barman avait transigé rejetant en bloc le capharnaüm pop
et atomique d'In a bar under the sea. Parti donc pour se prendre
le rock en pleine tête pour ce retour, Tom Barman replace
les choses et attaque avec une tension extrême (bad timing)
filant entre les mailles du filet que la posture assise avait
fini par tendre. De ses affres, ses désirs, ses possibilités
d'une île pour mieux se contrôler, Tom en fait des bulles
de savon (the real sugar) éclatant sur les épines des pixies
(stop start nature), de radiohead ou même de Deus, celui d'avant
ideal crash. Certes Tom n'a pas fait machine arrière, il a
juste réajusté son tir, donnant à ses chansons des
allures de coup franc de Roberto Carlos, partant on ne sait
où pour se plaire dans le but. Groupe de guitare au meilleur
sens du terme, celui d'un mur de son, Deus avait réussi ce
que the arcade fire maîtrise à merveille, le sens du combat
à plusieurs, l'alliance sanguine comme signature des projets
communs avec comme il se doit un chef de troupe. Tranchant
comme un pj harvey sans les hauts talons (if you don't get
what you want) ce nouvel opus attendu comme le messie fait
preuve d'une étonnante désinvolture, d'une vraie prise de
position plus légère laissant à Tom Barman le temps de se
prendre pour un stuart staples sans les échos caverneux (nothing
really ends) et finir ses rêves dans le feu de la réalité.
Brûlant et loin du lit (de la couette), Deus retrouve les
sommets. L'absence est à prévoir dans les hautes altitudes.
Pas grave allez vous me dire la navette est arrimée….Avec
Tom Barman aux commandes !
Gerald
de oliveira
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