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Elles furent longues
à nous arriver les nouvelles de Pokett. Alors qu'il s'était
invité à une de nos compilations (sur laquelle Animal Collective
paraissait, je dis cela pour ceux qui découvrent seulement
le groupe) Pokett n'avait pas donné de signe de vie nous laissant
avec la crainte de ne plus rien voir arriver de ce musicien
et mélodiste d'exception. C'est que Peak est un album haut
de gamme, une vraie œuvre de haute couture taillée et cousue
avec la patience et l'agilité des révolues petites mains.
Eclatante et aventureuse, la musique de Pokett donne au mont
enneigé de la pochette tout son sens, la beauté dans le silence
et l'étroitesse du geste. En son centre le disque prend d'ailleurs
une hauteur, au niveau de laquelle on aura de la peine à trouver
un sherpa pour nous y conduire. Follow est plus qu'une chanson,
c'est une pièce ne demandant qu'à être classique. Les arrangements
impeccables (i don't est une rencontre entre Swell et Elliott
Smith sur un nuage) des mélodies (strange) à prendre des parts
dans le capital d'active suspension le nouveau label de Pokett,
il n'en faudrait pas plus pour délocaliser mon atelier de
confection en haut du mont blanc. La crête, Pokett l'a atteint,
et quand certains nous offriraient avant tout la souffrance
de la montée, Pokett, lui, parle de la beauté de la vue. Disque
d'exception.
Gerald
de oliveira
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