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Avec un nom pareil,
il nous était difficile de rentrer dans ce disque sans précaution.
Écoute attentive, le son parfaitement réglé sur l'ampli, un
divan moelleux un thé vert une bonne plume un papier glissant.
Mais que diable m'arrivait il, l'atmosphère glaciale, cette
voix sombre et fragile me firent trembler. Aussitôt rajout
d'une couverture (pas celles de guitares trop hard pour ces
pièces minutieuses) afin de mieux encaisser ce mixte entre
l'imagerie parfaitement rendue par le son de Tool, le spleen
irrémédiable de joy division et la magie lancinante de godspeed.
Pas l'ombre d'un rayon de lumière, même l'air se fait rare
sur ce dims sims & sleeping pills, la plus grande chanson
de l'année en apnée qui, sous assistance respiratoire fini
par se faire entendre. C'est une porcelaine noire, celle que
l'on ose montrer les soirs d'orage effrayant. Même l'orgue
se fait morbide (zemporary) comme annonçant le passage à l'acte.
Mais alors que dans toute la mouvance dark le glauque l'emporte,
ici le maître des lieux est un virtuose, il vous emportera
dans son monde sans peine, pour peut que vous aussi, vous
vous munissiez d'une couverture et d'oxygène. Magnifiquement
votre.
Gerald
de oliveira
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