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Bien loin de la
station de métro, Port Royal ne serait pas un groupe du dessous,
mais un groupe s'exprimant à l'air libre. Derrière une musique
linéaire, il nous prend par surprise et cache grâce à des
dunes de sons une échappée vers des façades rudes à arpenter
mais au plaisir final immense. Comme si il se l'interdisait,
le groupe prend avec parcimonie un chemin de traverse, au
milieu des cascades et des rythmes plus percutant. Envoûtante
cette musique serait ce que les Labradford auraient pu nous
offrir avec un visage moins anguleux et quelques kilos de
bonhomie en plus. Afraid to dance est une rencontre réussi
entre le langage du corps et l'introspection, le retour vers
soit. Sous des atmosphères aux antipodes des structures plus
bestiales de la musique électronique, Port Royal tire son
épingle du jeu, avec sagesse et fausse retenue. On appelle
cela du magnétisme.
Gerald
de oliveira
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