Festival
Primavera Sound 2005 Barcelone, 26-27-28 mai 2005

Changement
de site pour le festival Primavera. Auparavant situé dans
le quartier Poble Espanyol, puis Mercat de les Flors, il
s'installe sur le site du Forum/El Maresme, au bord de la
mer. 6 scènes pour acceuillir le nombre impressionant d'artistes
prgrammés. 2 grandes scènes (Nitsa-Apolo, Rockdelux por
Lois), 1 auditorium, 1 chapiteau (Nasti), 1 scène moyenne
(Danzka CD Drome) et une petite scène (Fira), avec en plus
une tente pour dj sets. Pour se restaurer, un nombre impressionnant
de stands divers et variés.
Deux vues du site : - l'esplanade et le chapiteau en arrière-plan

-la grande scène Nitsa-Apolo

La soirée du jeudi soir commence pour moi avec Arcade
Fire. Le leader Win Butler, à la guitare et aux claviers,
chante comme s'il était possédé par des démons bienveillants
et se retrouve vite trempé de sueur. Sa compagne Régine
Chassagne, en robe noire et bas rose pétant, changera souvent
d'instruments : elle passe du chant à la batterie ou aux
claviers. Les deux figures de proue du groupe sont accompagnées
d'un batteur, qui jouera également de la guitare, d'un bassiste/contrebassiste
et d'un autre guitariste, et aussi de deux violons. Le groupe
dégage globalement une forte impression, un mélange de ferveur
et de classe (les chemises sont de rigueur pour les hommes),
avec des chansons que l'on connaît déjà par cœur, puisque
l'on entendra pratiquement tous les titres de l'album Funeral.
Pratiquement tous les membres du groupe participent aux
chœurs et se démènent sur leurs instruments. Le public conquis
d'avance applaudira copieusement le groupe.

La soirée continue avec Los Planetas,
un groupe espagnol, "le Sonic Youth espagnol" d'après un
spectateur local croisé dans une queue. Composition classique
avec 2 guitares, basse et batterie, pour des compositions
sombres et pas du tout noisy. Le chant est en espagnol,
assez en retrait par rapport aux instruments, les guitares
forment un petit "mur du son" très shoegazer, l'attitude
du groupe étant du même tonneau. On remarque que les premiers
rangs de la foule sont très enthousiastes, probablement
des espagnols aussi. Finalement ce groupe ne m'a pas vraiment
emballé, leur prestation semblant un peu terne. Je terminerai
cette première soirée avec Radio 4, qui m'avais plu
avec leur album Ghotam, mais dont le suivant m'avait laissé
froid. Le bassiste/chanteur focalise l'attention sur lui,
avec un son de basse énorme et une incapacité à rester en
place plus de 10 secondes. Le guitariste est aussi survolté,
comme pris de convulsions. Le groupe est complété par un
clavier, un percussionniste qui aime aussi faire le spectacle,
et un batteur métronomique. Les morceaux de Ghotam déclenchent
immédiatement des bruits d'approbation dans le public, les
autres morceaux semblant moins bons. Globalement, le concert
est un peu longuet sur la fin, impression laissée par la
trop grande uniformité des titres, mais le groupe aura malgré
tout convaincu par son enthousiasme. Mahleureusement, je
ne suis pas arrivé assez tôt pour assister aux prestations
de Maximo Park et Art Brut, et j'ai complètement
zappé la deuxième scène ouverte ce soir-là, il faut déjà
commencer à faire des choix.
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