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De Promise And
The Monster, on ne connaît rien ou si peu. Son nom à la ville,
Billie Lindahl, son âge, 19 ans, sa nationalité, suédoise.
Peu importe. Les quatre titres de son Antarktis Ep dévoilent
bien plus sur l'artiste qu'une notice Wikipedia. A l'écoute
de son folk rêveur et voilé, on devine que Promise And The
Monster vit dans la pénombre, porte des ailes et chante pour
l'être animal au bord des ruisseaux. La musique de Lindahl
attire Stina Nordenstam dans les bois, invite Joanna Newsom
à concevoir des filtres d'amour à la tombée de la nuit et
Jana Hunter à nouer des fils de laine aux branches des arbres
pour célébrer la forêt. A la fin la Suédoise reste seule mais
s'en accomode. Quand une chanson de la trempe de " Silver
Speaking " vous tient compagnie, de qui d'autre aurait-on
besoin ? Cette guitare comme en pointillés, cette voix spectrale,
cet écho englobant et surtout cette batterie anoxerique qui
emporte l'ensemble à 1mn55s tiennent lieu de meilleurs amis.
Un maxi parfaitement ensorcelant.
Benjamin
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