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Pourquoi Pull
a t'il fait trôner sur la pochette de son disque une boule
de bowling et sa quille, symbole de la puissance et de la
destruction ? En passant dans un rayonnage il m'aurait été
difficile de porter mon attention de consommateur sur ce cd,
et pourtant. Si l'habit ne fait pas le moine (sauf pour lagerfeld
ou l'habit fait la balance) cette pochette n'a rien de commun
avec ce disque, une symphonie pop, un grand festin sonique
et mélodique. Cet album de Pull est le meilleur album de Deus
depuis in a bar, under the sea et le plus agréable de guided
by voices depuis under the bushes under the stars. Pull agrandi
la pop, Pull agrandi le post rock (doubts comin') agrandi
l'electro pop, agrandi tout, rendant (on l'espére) visible
une musique qui trouve ici un éclat proche de celui d'une
boule de bowling bien frottée. En 16 morceaux et interludes,
Pull fait rimer synchronisme des envies (elles sont palpables)
et jouissance ludique (encore plus palpable). Chaque morceau
est ici un fils adoptif (on croise même l'ombre de Damon albarn
de ces dernières années sur swearing) vivant parfaitement
en communauté tout en étant totalement diffèrent. Dés lors
on comprendra mieux la pochette. Faire un strike (écouterHB)
et attendre que la boule remonte pour bisser le geste. Avec
" HB " de Pull nous n'aurons de cesse que de remettre encore
et encore le disque. Strike again pour la merveille de cette
fin d'année.
Gerald
de oliveira
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