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Cet album de Pupille
est un artichaut. Non pas qu'en son cœur bas celui d'une âme
sensible et tendre, juste que comme ce légume, Pupille se
goutte avec délectation après une mise en bouche difficile
où la nourriture se fait rare voire répulsive. Avec son entrée
punitive, pupille a failli me transformer en chroniqueur adepte
du frisbee. Trop de tout, un braillard comme chanteur qui
risque de ruiner la caisse primaire d'assurance maladie de
sa région pour des ennuies vocaux et une absence de direction
à suivre. Une première partie avant le cœur, celui que l'on
ne partage pas dans un premier temps, que l'on va accommoder
de ce que l'on connaît le mieux. De venin destructeur de tympan
le groupe se fait caresse mélodique, un post rock qui n'a
rien à envier aux autres si ce n'est que d'arriver tard pour
des auditeurs échaudés (comme l'artichaut) par une première
partie à sortir de son calme. Les disques commencent mal parfois…
Gerald
de oliveira
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