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Rencontré
sur une compilation des chroniques sonores, Quaisoir nous
revient avec un format long au titre aussi inhospitalié qu'un
brin présomptueux. Dans la voix de quaisoir c'est Philippe
Katerine qui est suggéré, alors que dans les textes et les
compositions c'est Dominique A (comme c'est bête/ au
tapis) ou Sylvain Vanot (grâce / rien que du vide) qui
feront figure de grands frères, d'éclaireurs. Au risque de
passer pour un radoteur ici, mais pour enfoncer un clou il
faut souvent taper plusieurs fois, au moment où l'on ne finit
pas de couvrir d'éloges les delerm, benabar et autres sanseverino
quelqu'un comme quaisoir est un vrai cadeau à ne pas oublier
(les cadeaux) sous peine de passer à côté de petites chansons
comme les chevaux s'affolent qui écrase à elle seule le répertoire
surestimé et surbourssouflé des chanteurs (subventionnés ?)
nommés plus haut. Entre chanson et incision rock (il faut
tuer la chanson) qui comme chez Dominique A passe parfois
plus mal, Quaisoir mérite lui aussi de monter, en haut dans
le ciel celui des mortels (demain est un cauchemar) avec nous,
car il est des nôtres il voit et parle de la fin comme nous
autres. Bonne pioche.
Gerald
de oliveira
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