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Une femme gouvernait
le monde dans un poème pour enfant. Cette reine, qui ne voulait
l'être rendait hommage à tout le monde, même des communautés
autres, même de façon sibylline (black acres) mais elle le
faisait. Elle donnait toujours envie à son peuple l'envie
d'être aérien même quand le temps était mauvais (bend you
mine) et ridiculisait les sorcières méchantes de la trempe
de la noire shivaree. Elle savait aussi très bien nous charmer,
tout en nous mettant en garde (hearts are open graves), donnant
dans le pj harvey licencieux et suave, pour nous rappeler
que les histoires d'amour finissent généralement mal. Elle
savait aussi créer le désir et s'adonner (rope of weeds) dans
un cabaret très enfumé, à une posture licencieuse, croisant
et décroissant ses jambes sur une chaise à l'envers, pour
un vrai bonheur de perversion auditive et suggestive. De son
piédestal elle savait aussi nous attendrir, fatiguée ou lascive
(barely recognize you) on ne sait pas trop, nous dégustions
de fruit acide et montagneux, duquel la chute des sens est
possible. Dans sa grande bonté, elle laissait la pure merveille
du moment (queen of a meadow) à vous mettre la chair de poule
pour les trois siècles à venir, à son confident. Puis elle
déclamait une longue épitaphe (cities will fall) sur nos tombes
futures, avant un blanc immaculé de quelques minutes duquel
perçait un signal, comme une balise de détresse après la tourmente
de la destruction beautée est venue au monde comme une reine
tout en amour de son peuple de fidèle, se roulant dans l'herbe.
Magnifique.
Gerald
de oliveira
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