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Yasmine est de
retour, plus de dix ans après avoir croisé son chemin en première
partie d'un pulp superstar avec lighthouse, l'une des plus
belle voix pop féminine française est de retour avec novela,
un projet que phil spector lui-même adorerait s'il n'était
pas plus occupé au tir-aux-actrices. Composé de dix chansons,
somewhere there is magic, reprend en partie les choses ou
belle and sebastian les a laissé, combinant les sucreries
des suprêmes, les volutes de tarnation à la rythmique lancinante
et endiablée tout droit venue de Tucson. Impossible de retirer
un morceau de ce tout, tellement ce disque respire la réussite
parfaite, sans redondance, sans facilité nous laissant même
entrevoir une assurance nouvelle dans la voix de yasmine,
appuyant celle-ci (blanks) par une instrumentation jamais
dispendieuse mais toujours judicieuse, ou comme sur un gloomy
Sunday à vous flanquer un frisson incroyable quand yasmine
croise l'ombre de beth gibbons. Genre de disque que l'on se
plaît parfois à détester au passage de fifteen ou singing
aussi casse-gueule que réussi, somewhere there is magic accomplira
son office sans l'ombre d'une retenue, celui de devenir un
attrape coeur, sucré, charmant sans être niais. Dix ans après,
à l'entrée du printemps, je sautille chantant read my lips
dans la rue, entraînant autour de moi à l'instar de bjork
dans is so quiet, les piétons à danser en tapant des mains.
Jubilatoire et beau.
Gerald
de oliveira
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