| |
Quelle meilleure
façon pour un label que de ce faire connaître par le biais
d'une compilation, surtout pour un label tel que SBHRR qui
à l'instar de pas mal autres labels décide de ne rien s'interdire
et plonge les oreilles dans tout ce qui, suivant les aspirations
du maître, mérite d'être offert à notre air. Sur ce label
pas d'idée préconçu, pas de dictarum de la première heure,
tout a le droit de passer. Certes me direz vous, à tout faire
passer les accidents se produisent et des choses comme Citron
ou les insipides Chicken belmondos, groupe de bal du Quatorze
Juillet dans le meilleur des cas se glissent. Que dire également
de la réincarnation masculine de desireless sous le nom de
BBO qui ferait bien de partir en voyage au bord de mer afin
de mettre son maillot.… Mais dans l 'ensemble cette compilation
est une réussite. Les frères nubuck et leur virage electro
vintage à la sauce orchestre de chambre est de plus bel effet.
Que dire des fantastiques Crooner Mic Action entre 16 horsepower
sans la tension et lou barlow version sentridoh inspiré comme
peu l'être également CMA. Pour ceux qui se souviennent de
world party et qui regrette l'extinction Monsieur et son home
6 devrait être un palliatif intéressant à une marotte du passée.
Entre grandaddy sans l 'écho et radiohead boisé Cobarde éclabousse
de sa classe et fait de la mélancolie son étendard. Hotel
est grave et tumultueux se plongeant dans l'acide comme bill
callaghan peut en boire. Une beauté à la berge de l'indécence.
CYRZ est le seul à se défendre sur le terrain de la langue
française, oubliant les carcans pour faire de bed heart une
ballade au banjo qui n'est pas sans rappeler l'époque ou katerine
chantait jeannie longo. On citera aussi Henry bingo et sa
chanson monthy phytonesque, Lundi pour nous faire dérouler
son calendrier le temps d'un february timide et tendre ou
encore remy chante, plasticien des univers onirique à la tiersen.
Une compilation où la seule faute et de ne rien s'interdire,
mais où le bonheur est bien le même. SBHRR n'a pas fini de
nous surprendre.
Gerald
de oliveira
|
|