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Depuis sa création
de ce monstre venu de nulle part a le don de muter, passant
tour à tour de mutant pop à faussaire glauque puis à conteur
pour école de bambin. Influencé en grande partie par la vie
de mister E, les disques de Eels demandaient toujours une
longue vie, une longue maturation eux qui plongeaient souvent
l'auditeur dans les affres de la mort. Pour ce nouveau LP
souljacker le moindre que l'on puisse dire c'est que la pochette
nous faisait attendre le pire ; E en terroriste passant en
fraude un chien. Le disque s'il n'est pas collé à l'actualité
personnelle de E l'est au moins de l'actualité au monde. L'entrée
de ce LP nous fera criandre le pire. Dog faced boy semble
sonnait le retour de Eels version éléctro shock blues.Crainte
vive et malvenue compte tenu de That's not really funny la
BO d'un film imaginaire qui grave comme si cela était necessaire
le talent du groupe. Mais cette montée en puissance n'est
rien, E et sa bande atteigne les sommets grace à un Fresh
feeling ou tout le monde se l'accorde, c'est une merveille
pop orchestrale. Puis sans artifice Woman driving man sleeping
nous proméne sur une route déjà balisée par le passé. Et clash.
Souljacker 1 fout la trouille…..OH YEAH !…..Mais non je blague.
Alors que friendly ghost est moins sympathique que le gasper
de daniel johnston, on en viendrait à ce demander si john
parish ne serait pas le fantome de ce disque avant l'arrivé
de ce teenage witch sorti du to bring you my love de miss
PJ Harvey. Passons sur un bus stop boxer fluide mais sans
flemme dans le moteur pour nous arreter sur le jungle telegraph
qui nous annonce que le Mississipi vient d'être pollué par
un bateau vintage. World of shit décousu de fil blanc précédera
le souljacker 2 baigné dans un univers de freaks. Aprés tant
d'eau, de la sécheresse pour finir par what is this note ?.
Drôle de fin pour cet écrin ni tout noir ni tout blanc. E
écrase l'avion Eels pour mieux se reconstruire par la suite.
Je veux me réincarner en chien depuis l'écoute de ce disque,
mais en chien de Mister E, ce monsieur tordu à defaut d'être
tordant (quoique) qui trouve en souljacker une piste d'atterissage
formidable pour hommes en mal de bonne musique. Monsieur E
se rapproche à grand pas du haut de l'alphabet. Wou ! Wou
!
Gerald
de oliveira
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