| |
Nouvelle sortie
pour le label vénéré par les médecins ORL et les salariés
de chez Audika. Vagrant présente Emanuel à la face du monde.
Soyez gentils sortez vos mains de vos boxers DIM : Emanuel
affiche autant de points communs avec l'héroïne de nos nuits
solitaires que Frits Bolkestein avec Eduard Bernstein. A moins
bien sûr que vous soyez adeptes des plaisirs onanistes prodigués
par une main glissée dans un gant de crin. Emmené par l'énergique
Mat Barber, le quatuor en provenance de Louisville s'applique-et
le mot frappe par sa justesse-à reproduire un power punk mélodique,
nerveux et énergique. Une fois ces trois adjectifs placés
les uns à la suite des autres, pousser l'analyse devient plus
ardu. Les titres s'enchaînent en effet sans heurt voguant
gentiment, et le plus souvent, aux frontières de l'honnête
(l'introductif " The Hey Man " dans la plus pure tradition
du tout de suite et maintenant) mais pénétrant aussi parfois
le Royaume médiocrate (" Soundtrack To A Headrush " avec des
paroles que même Busted refuserait de chanter : " Well I Guess
I'm Cool If You are Too/ You Always Know Just What To Do ",
yeah !). Il serait cependant injuste de pointer du doigt un
groupe qui ne se départit pas une seconde de sa ligne de conduite
et s'efforce avec honnêteté de reprendre les choses là où
At The Drive-In les laissa. Si la tâche reste (très) inachevée,
le tort en revient sans doute à leur collec de disques qui
s'organise selon un classement très personnel qui place Jawbreaker
au fond de l'armoire et Blink-182 à porter de mains. Parions
alors que la fonction shuffle de leur I-Pod rétablira d'elle-même
l'équilibre…
Benjamin
|
|