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Il y a deux ans
je serais sans doute passé à côté du premier album de bed
sans la puce mise à mon oreille par une poignée de fidèles
du site, faisant de newton plum l'un des sommets de cette
année. Ne voulant pas passer une nouvelle fois après tout
le monde, j'ai entamé un forcing pour me procurer rapidement
un exemplaire du nouveau Bed. Et quelle surprise. Loin de
Newton plum, bed se trouvait. Loin de ce premier album à l'électrocardiogramme
plat mais à la ciselure fine. Avec spacebox, bed touche là
au sublime, évitant l'écueil de la simple vampirisation de
Talk talk à Robert Wyatt. Le lit est aussi moelleux que protégé
d'une lumière trop aveuglante. Benoît Burello arrive avec
son comité restreint et une économie de moyen à nous faire
rêver d'un monde des milles et une nuit sans la surabondance
de bruit et de couleur. Avec une voix proche du "susurrement
", Benoît passe comme le marchand de sable sans la touche
finale, sans nous endormir, mais plus en nous ouvrant les
sens, car avant de voir le beau à l'extérieur, bed nous plonge
dans ce qu'il y a de plus profond en nous. Un disque au travail
d'orfèvre sans la sensation de la besogne. Spacebox est un
nouvel étalon dans notre contrée après le dernier Bashung.
Splendide.
Gerald
de oliveira
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