5 novembre 2025 / « Sam Fleisch produit depuis de nombreuses années une des pop indie les plus riches de l’hexagone, pourtant elle reste secrète d’une manière peu compréhensible. Ce nouveau disque, qui sortira presque une décennie après son prédécesseur, arrive à point nommé pour venger son auteur et emporter nos cœurs. » dixit le label Les Disques du Paradis (Bordeaux). Label qui soutient également des projets autrefois chroniqués en ces pages comme Pop Crimes ou encore Edgar Déception. Alors : à l’heure à laquelle on se demande si on met le chauffage en route ou si on va faire dans l’humanitaire à Gaza … Vengeance ou coeurs sur nous, ce Saturnine Child ?
Sylvain Kalbfleisch (alias Sam Fleisch) piloterait les commandes de ce 4x4 vintage - un second disque enregistré aux côtés d’Arthur, de J.C. Satan - un 4x4 efficace, américain, cultivant les détours plutôt que la ligne droite. Un 6-titres cyniquement intitulé Saturnine Child qui joue les Grandaddy - voix et autres sons de guitare Sonic Youthesques - penchant USA ascendant intello. Ça c’est pour l’esthétique résolument ricaine (et ricaine de l’ Est, s’il-vous-plaît, quoiqu’en dise le principal intéressé qui se revendique d’une certaine littérature californienne).
De ce six-coups musical, on retient que Sam Fleisch siffle de petits airs d’un autre Sam (Evian : les riffs des dites guitares) voire d’un Mac de Marco cérébral. Influences de quinqua nous répondrez-vous ? Pas seulement, il s’agit aussi d’une tentative de situer sa pop à la croisée des chemins indie et FM. Itinéraire sinueux et raisonnablement téméraire, si tant est que le chauffeur ne perde pas ses passagers en cours de route.