> Critiques > Labellisés



Roseland et nous, c’est une longue histoire. Chez ADA, depuis l’inaugural EP Behind The Walls (2017), l’on suit attentivement la carrière de la talentueuse Émeline Marceau qui cet automne nous revient avec – en guise de troisième album – un Beyond The Usual de circonstance, vespéral et néanmoins chatoyant. Ici, point de sanglots longs des violons ni de langueur monotone : la multi-instrumentiste bordelaise a le chic pour composer de superbes mélopées, du genre qui s’accrochent au cœur – en tête, Slow Down (épure trip-hop évoquant Portishead, magnifique conclusion post-rock, ample et majestueuse) et Love And Cigarettes (percussions, cordes pincées, final choral, mood Agnes Obel) – mais n’en oublie pas son appétence pour la dreampop, l’électro et le shoegaze, à l’image du tournoyant Cycle, guitares arpégées, claviers vrillés, pas loin de M83, Team Ghost et autres Fortune – une certaine idée de la mélancolie (synthétique) à la française. Atmosphère bleu gris acier que l’on retrouve sur les ballades A Piece Of You et A Lover For No One (groove quasi RnB, suave, souple), ainsi que sur le très classe Low, cousin lointain du The Funeral de Band Of Horses, mais qui ne suffit à pas à résumer / dompter ce Beyond The Usual parfois fauve. En effet, Roseland sait faire preuve d’une certaine frontalité, à l’instar de Bring You Blues, qui oscille entre le Violator de Depeche Mode et La Roux, et du sautillant Devotion Song, preste comme du Phoenix mâtiné de Taylor Swift – très convaincant.




 autres albums


 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.