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Un duo garage rock qui envoie du bois, forcément ça vous évoquera The White Stripes et The Black Keys, ou – plus près de chez nous – les landais de The Inspector Cluzo. Sauf que là, point de fausse fratrie (Meg & Jack), de producteurs surcotés (Patrick & Dan) ou de rockeurs agriculteurs (Phil & Malcolm), mais un père batteur (Nicolas) et son fils guitariste (Charles), basés à Corbelin, en Isère. On suppose que chez les Germain, les longues soirées d’hiver se passent à la cave, plutôt qu’au coin du feu de bois. Après un EP inaugural publié l’année dernière (Do It Myself), The Tact creuse son sillon et revient avec une nouvelle galette, dont l’intitulé sonne comme un electric way of life. Il s’avère néanmoins que Fizzy Life n’est en rien monolithique, monomaniaque ou monogame. Si, portés par une production à l’os, les premiers morceaux sont secs comme un coup de trique et de facture classique – garage punk teinté de slacker (l’éruptif Don’t Care) ou de heavy metal (Proud Of Your Genes, énorme solo de guitare), le duo emporte l’adhésion lorsqu’il injecte dans ses chansons une bonne dose de kraut et de post-punk, à l’instar de l’hypnotique Part Of The Game, bâti sur une boucle de basse, et du groovy By The Riverside, qui rappelle la scène british 00s et des groupes tels qu’Art Brut et These New Puritans. En guise de conclusion, le mélancolique et réverbéré At One se fait le croisement entre Pavement et The Strokes : on a connu pire comme patronage, non ? Sachant que par ailleurs l’interprétation échevelée s’accompagne d’une morgue que ne renierait pas Johnny Rotten himself et que, musicalement, l’ensemble est hyper carré, on tient avec The Tact un solide représentant du rock’n roll hexagonal. Bluffant.




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