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Mosaïque. Onze prénoms, onze destinées au bord du crash, onze (tendres ou caustiques) évocations, c’est cash, zéro cache-cache. Portraits Crachés ? Yacine, Rebecca et Bintou, c’est (un peu) nous, luttant dans un monde qui depuis toujours s’écroule, chaque génération étant persuadée de vivre la pire époque de la très courte histoire de l’humanité. Lutter, ça commence par refuser la fatalité, y compris musicalement. Nouvelle collaboration entre les trublions Marc Nammour et Loïc Lantoine, ce disque haut en couleur, appuyé par La CanailleJérôme Boivin (basse, clavier), Valentin Durup (guitare, clavier) et Tibo Brandalise (batterie) –, explore-explose des registres variés, à l’image de l’introductif Franck, qui lorgne du côté du hip-hop hexagonal old school (plus IAM que NTM), du punk vintage Dylan et de l’électro orientalisant Thomas. S’investissant sans compter, tour à tour rappant, parlant, chantant ou éructant, usant d’un langage cru, imagé, poétique, avec vigueur Loïc et Marc donnent corps à leurs récits : ainsi Olga (« J’écoute ma jeunesse insister. Je bois je fume la mort me hait. »), ainsi Sylvia (« Moi je ne lève ni la jupe ni la patte. Je n’vais raser ni les murs ni ma chatte. »), ainsi Bernard Jr. (« J’me déplace classe j’appuie j’envoie. Pas d’vitres fumées je veux qu’on m’voit. »). Tranches de vie, courts-métrages, instantanés – Portraits Crachés est kaléidoscopique.




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