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L’idée de la chorale recommençant à faire son chemin, ce sont peut être les âmes qui vont commencer à tenir debout sans l’aide d’un placebo divin. Seafood est une de ces chorales qui permet à l’auditeur de tenir debout tant que tout cela n’est pas trop sérieux, une chorale minimale qui se sert du format rock pour percer les plafonds. Il y a du Deus dans cette façon d’être toujours rebours d’une seconde sur l’autre, changeant comme un lapin, la perle de sueur sur le front, attaqué par une horde de chasseurs. Passant sans peine dans la même seconde entre Interpol et U2 sans perdre d’une force superbe et emphatique (between the noise pt 2), Seafood joue autant avec les nerfs des aficionados d’une certaine idée de l’indépendance qu’avec ceux qui n’ont écouté que ce que la masse leur accordait comme délice. Paré pour voyager loin, paper crown king est le disque pop rock de l’année, celui qui remplira Bercy quand Placebo sera en cure de replâtrage ou quand Coldplay sera en campagne avec Bono pour la réduction de la dette des pays pauvres, défiscalisation incluse. On espérera juste que Seafood ne perdra pas d’ici là ce courant, qu’il piégera le virus qui donne ce son si ample et fort, qu’il ne guérira pas d’une chose, la rage dans un gant de velours. Révélation rock de l’année.




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