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  • 10 novembre 2008 /
    Piggledy
    “the gilt lily”

    rédigé par gdo
    3 votes
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Si Piggleby a un record se sera celui du nombre de chronique raturée pour ce décider à en faire un simple papier sans ligne directrice réelle, sauf celle de vous faire découvrir l’univers déconcertant du groupe. L’intro (prelapsarian) tortosienne et malade présente le groupe sans le chant. Celui ci se manifestera dans un mixeur (castrator numa). C’est un grand malade cloisonné et enfermé. Il empoigne une folie latente ne pouvant être contrebalancé. On passe par tous les stades, mélangeant au lyrisme dégoulinant à un son gros et gras. On oublie car le son est un bruit. Tel l’abrutit de l’hyper show, on accorde du lest et il nous bousille les oreilles. Jon spencer blues explosion sans sex appeal. Puis home sweet home, un radiohead mal dégrossit restera comme un planeur cloué au sol et Out of tune et son ambiance de fin de civilisation après une tempête d’insectes métalliques decollera. On éclate les conventions, sauf celles de noyer le morceau sous une guitare crasseuse et malvenue. Comme des jeux d’enfants, sauf qu’ici le groupe se borne à faire rentrer le cube dans le rond et le triangle dans le rectangle. Une pyramide bancale et esthétiquement douteuse. Tout comme Spitting, un chant limite pour une mécanique mise au point par sigur ros. Piggledy l’espace de trois minutes quitte péniblement le sol, lâchant son lest plombant. Pop hybride et parfaite, ce qui n’est pas le cas de the surprising sound of the dawn chorus saluting, épique et opaque constitution d’une ode juvénile pour héroïque fantasy clownesque. A ce moment là, la peur nous menace. Que fait cet objet sur ma platine, les membres de muse m’ont envoyé des démos pour rire. Ben non. Je coupe avant la tempête. On se rattrape via two inches, sujet baroque et brouillée. Une montée classieuse et avenante. Chez Piggledy on avance pour rentrer la seconde suivante et surtout sur childhood Childhood, un épisode de south park chez beavis & budhead. Une éprouvette jazzy. On regrette l’intervention des voix nuisant à cette ambiance parfaitement posée. Mais ici l’ensemble est parfaitement maîtrise. Extatique et fringuant. Puis walking 10 minutes, l’humanité passe par tous les stades de la musique officielle de la royauté au bruit d ’un modem. Walking est une frise chronologique que l’on arpente avec bonheur. On replonge (godliver) entre noisy pop, glam rock, sigur planant, radiohead en vol et klos nomi. On frise l’indigestion à tout prendre, mais on reprend. Planant et roboratif. On finira par s’assoupir sur Postlapsarian, une fin grinçante et fatiquée. Le pied lourd de l’ouverture est de retour. Un fin dans une fête foraine glauque et enivrante à la fois, comme peut l’être la musique de Piggleby qui comme un épisode de Tolkien tient plus de la surabondance que du plaisir partagé. A découvrir quand même.




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