“So many books and so little time”. Difficile de déterminer l’origine d’une citation qu’ADA adapte cependant volontiers pour les besoins de l’introduction à sa nouvelle rubrique, Automatic Music Detection. So many music materials and so little time, donc. Entre la chronique exhaustive et l’absence d’évocation totale, de l’espace et du temps tout de même pour quelques lignes qui tenteront d’orienter les regards vers un horizon déjà bien obstrué.

Les membres du quartet de San Diego The Boyish Charms ne ressemblent à rien mais ont au moins pour eux leur humilité : ils intitulent leur long format Nothing Spectacular Awaits –dernière pierre joliment taillée à un édifice discographique qui tient de la Grande Muraille- et baissent les yeux sur les photos. Il n’existerait donc aucune raison valable pour mouiller ses panties à l’écoute de ces quinze titres d’indie-pop touche-pipi. Une écriture ébourrifée et comme en équilibre à la Pastels (« Now Who’s The Saddest One », « Dear Katy »), la morgue d’un Pedro The Lion (« Over The Sky ») et le charme discret d’un Pants Yell !–leurs collègues de turbin sur Asaurus- les autoriseraient pourtant à bomber un peu plus le torse. A moins que les quatre artificieux tendent le piège efficace de la fausse modestie. Leur biographie ne les présente-t-elle pas comme dignes d’un intérêt plus grand que les Beatles (d’avant Ringo) ?




 l'interview


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