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Nouveau venu dans la galaxie Kim Records, A Second Of June nous arrive de Strasbourg, mais pourrait avoir grandi dans les années 90 à Boston que cela ne nous aurait pas plus étonné, voir moins. Si le terreau de base se trouve entre Can et Joy Division, le groupe a réussi à importer des plantes piquantes pour les planter sur une terre fertile, mais riche en acide. Plus longues que les chansons de la bande de Black Francis, les compositions de « The Inside Laws » prennent un malin plaisir à se comporter comme des singes en apesanteur, entre deux systèmes qui ne se mélangent pas. Moelleux à l’intérieur, épais en son entre, froid sur sa surface et chaud dans son cœur, ce disque gagne à se voir offrir du temps, une bonne cure pour ne pas en rajouter dans les jeux de maux. Sans être passéiste des titres comme « Litany » semblent comme d’un autre temps, révélateur certainement d’une époque qui se cherche, qui pense à regarder derrière elle, avec la ferme conviction que le monde se trompe. Un album blanc pour des chansons grises, entre aveux de faiblesse et résignation violente. Une bossanova sur une terre à rebâtir.




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