Une fille, deux garçons, trois possibilités d’inviter un rock glacé mais groovy s’agiter le dartois sur le dance-floor.

Débutons par ce que le trio londonien n’est pas. We Have Band :
— n’est pas le projet d’étudiants en art fâchés avec la grammaire.
— n’est pas un groupe d’hipsters branleurs plus occupés à se lustrer la quenelle (voir ces couillons de New Young Pony Club auxquels on les compare à tort) qu’à composer des morceaux qu’on écoutera encore après la vaisselle.
—  n’est pas encore signé mais tient actuellement du Bayrou de l’entre deux- tours des dernières présidentielles.

Poursuivons par ce qu’est We Have Band :
— un trio synthétique composé de Thomas Wegg, sa femme Deborah Wegg-Prosser et l’ami fidèle Darren Bancroft. Les deux représentants masculins jouaient respectivement dans Headland et The Slow Life dont personne n’aura jamais eu connaissance, sauf sans doute les forumers de Popnews.
— l’auteur de démos confondantes de classe qui rythment nos vies quotidiennes depuis cet été et de deux singles –« Oh ! » et « Hear It In The Cans » treizième titre du sixième volume des compilations Kitsuné Maison – qui perfusent les Talking Heads au disco-rock bricolé, sombre et robotique.
— le génie créateur à l’oeuvre sur « Divisive », titre définitif qui enjoint Tom Tom Club à danser en cercles jusqu’à épuisement et comptera peut-être parmi ceux d’un album dont la conception prend fin.
— ce qui est arrivé au rock de plus important ces derniers mois.

Ps :
— Deux vidéos du groupe dans notre page Multimédia : le clip du single "Oh !" et un titre joué en public à La Maroquinerie en février.
— Le logo illustrant l’article revient à ollyhearsy.co.uk.
— David Fracheboud signe les photos live prises au Social Club (Paris) le premier avril dernier.




 l'interview


aucune interview.