> Critiques > Labelisés



Chére Chan, je sais que cela pourra vous paraître infamme, voire complétement déplacé, amis j’aimais quand vous n’alliez pas trop bien. J’aimais vos concerts bancals voire annulés au dernier moment, vos sorties de scéne au milieu du public comme sous psychotropes. J’aimais cette période car vos disques étaient meilleurs. Votre premier disque de reprise avait remué en moi des souvenirs intenses, et vos relectures rajoutées à cette perception. Comme pour le surestimé greatest (même moi je me suis fait avoir à l’époque) votre pochette ressemble à un rocher suchard, comme si la lumiére qui arrive sur vous, vous souhaitiez finalement la renvoyer. Mais que dire de plus, car si j’en crois une interview de Kusturica (que vient il faire ici) nous aimons découvrir pour mieux anéantir par la suite. Loin de moi cette idée car jukebox et formellement un bon disque, mais il n’est pas ce que j’attends de vous. A vrai dire je m’y ennuie. Votre voix sublimement érraillée, votre charme de plus en plus flagrant ne font pas défaut. Alors il manque peut être le ferment de what would the community thing ou de you are free, des chansons terribles qui nous faisaient rêver que d’une chose, vous prendre dans nos bras. Là c’est vous qui avez les bras forts, car à part sur Metal heart vous parraissez bien loin de l’image de la fille qui trônait sur Moon pix. Certes il y a song to bobby, chanson admirable, lettre à Bob Dylan d’une fan, mais ne fallait il pas de l’aplomb nouveau pour écrire ce texte et le chanter. Non Chan définitivement je pense vous avoir perdu, et souhaite spour votre bonheur ne jamais vous retrouver, vous êtes maintenant (trop) bien accompagnée, et le futur et pour vous. Comme vous disiez, I don’t blame you. Portez vous bien, votre disque quoi qu’il en soit est magnifique.