Evidemment, au 1er abord, avec un nom tel que Fornication, on pourrait s’attendre à un n-ième album de death-post-indus-grindcore mais passé ce frein, rassuré en cela par la qualité du discret label anglais Lumberton Trading Company, on constate dés les premières secondes qu’il en est tout autre. Alec Bowman et Kingsley Ravenscroft, deux musiciens de Nottingham, nous convie dans un univers unique, rythmique et pourtant ambient et chaotique qui n’est pas sans rappeler celui de Coil. On y retrouve les mêmes programmations délétères et hypnotiques et la même voix mystique et désincarnée de feu John Balance. Mais la comparaison s’arrête là car, là où Coil savait également faire preuve de légèreté voire même parfois d’humour, Fornication plongent eux avec délice dans des territoires sans cesse plus sombres, des contrées sonores interdites mais riches à souhait et captivantes. Le magazine anglais Wire les désignait comme des « sonic occultists » tandis qu’un fanzine lui aussi anglais écrivait que Fornication étaient comparables à une collaboration sur powerbooks entre Darth Vador et Aleister Crowley qui auraient été fraichement lauréats d’un diplôme de design sonore ! L’image est forte mais diablement bien trouvée… Fornication déambule dans un rêve éveillé où les ambiances rituelles et les diversions psychédéliques synthétiques s’adressent directement aux tréfonds de l’âme humaine en un flot incessant et mouvant qui trouve sa voie sans détour mais sans non plus jamais se faire agressif et dérangeant. Une vraie belle découverte qui ne pourra que conquérir les fans de Coil (on s’en doute !) mais aussi de Deathprod, Throbbing Gristle ou Lustmord.

Craintifs de tout poil, passez votre chemin...Les autres, vous pénétrerez dans le royaume de Fornication à vos risques et périls !


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