Savoir Adore. Le titre du dernier Psychologie Magazine avec Michèle Laroque ou Elsa Zylberstein en couverture et un article de fond sur l’approche de l’hiver et les bienfaits du cocooning ? Un séminaire organisé par l’association à laquelle vous venez d’adhérer, Bien-être et crash boursier, sur l’Ayurvéda ? Les premiers mots d’une étudiante Erasmus de votre cours en réponse à la question : « Alors Inge, pourquoi la France ? » ? Rien de tout cela. Un gars, Paul Hammer, une fille, Deidre Muro, et un premier long format parmi les plus évidents et nécessaires de cette année. In The Wooded Forest (Cantora Records/Import) tient de l’enchantement electro-pop. Subtilité et immédiateté de titres saccharine, finement architecturés (« The Scientific Findings Of Dr. Rousseau » et son élévation tout en caresses, « We Talk Like Machines », tube certifié à refrain euphorisant, « Space Travel » pour se rappeler qu’après trente ans on vit encore), intelligence d’une production trait de crayon, étonnante maturité de l’ensemble, caractérisent le lp de cette formation de Brooklyn qu’on prendra bien soin de ne lier à aucune « scène » du même nom. Savoir Adore présente les Catchers à Phoenix (« Honestly »), joue à chat avec Stars et trempe ses Oreos dans le lait de Broken Social Scene (« Wonderlake »). « Notre idée, c’était d’aborder la musique avec le moins de pression ou d’attentes possible mais plutôt avec des idées, de la curiosité et de l’ouverture d’esprit. » explique Hammer. Pari gagné, l’ami.

Extrait du titre "We Talk Like Machines" dans notre section Multimédia.


 — http://cantorarecords.com/



 l'interview


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