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Après des rééditions réussies, un documentaire, Daniel Johnston est de retour, avec pour l’épauler dans cette aventure, Jason Falkner. Album probablement le plus luxueux depuis l’imparable « Fun », « Is And Always Was » pêche certainement par un excès de solo guitare, par une fâcheuse tendance à vouloir habiller des chansons qui nous ont toujours séduites en guenille. La douceur des sentiments, les insondables abysses dans lesquelles ses chansons trouvent l’inspiration, semblent combles par un matelas trop douillé, édulcorant le propos, mais au final Daniel ne se sent il pas mieux dans cet univers. Daniel est ici au pays des merveilles, mais a remplacé les animaux fantastiques par des squelettes, des fantômes lubriques, et cherche son Alice, avec la lucidité nécessaire pour ne plus en faire une fixation, profitant de tout, avant de se miner avec trois fois rien. Certainement le disque le plus accessible, une bonne manière de faire découvrir Daniel, « Is And Always Was » est un concentré de chanson pop rock, avec cette teinte folk américaine, ce goût pour le jeux avec une troupe. Moins spectaculaire en définitive que les albums précédents de Daniel, « Is And Always Was » est une tentative, peut être vaine, de rendre son auteur, plus accessible, donc plus lisse, pour le bonheur de celui ci. Reste à écouter en boucle « Queenie The Doggie » avec la satisfaction de sentir quelqu’un aller bien.




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