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Si il y en a bien un qui mériterait d’être réhabilité au plus vite c’est bien notre David Gedge. Railler pour ses performances vocales, dégommé pour une supposé faiblesse lexicale par un Arnaud viviant imbibé aux festival des inrockuptibles, David Gedge et son Wedding present étaient tous sauf cela. Probablement l’un des meilleurs groupe pop de cette époque. Noisy à souhait, la rencontre la plus parfaite entre la folie du fall et les expérimentations répétitives du velvet, tout cela pour porter des textes sur le plus grand chantier de l’homme, l’amour. Depuis la fin du Wedding, David sévi toujours mais sous le nom de cinérama. Torino, le troisième album du groupe pourrait bien décrocher la palme si tenté que l’on prenne au sérieux ce pop songrwriter de grand talent (demandez à John peel ce qu’il en pense). Ce nouvel opus élargie une palette déjà vaste de gedge, si les déflagrations répétitives de guitares ne sont pas abandonnées, elles ne sont plus pour autant systématique. David ose mettre sa voix et ses textes en avant, souligné plus qu’agréablement par la voix de Sally Murrel. L’électricité se mariant à merveille aux cordes graciles, cinérama s’élargi l’horizon, parvenant à s’offrir des hits en puissance notamment avec quick before it melts et surtout close up futur hymne d’une Angleterre en mal de guitare, ridiculisée depuis deux ans par les bombardements new yorkais. Nous sommes en 2002, David gedge est le grand espoir de la pop anglaise, et l’Angleterre a bien de la chance. Pas le meilleur disque de l’année, mais définitivement le plus attachant.




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