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Mon plus grand souvenir avec cat power est un concert à Reims, où la fragile (méfiance) chan sur une simple estrade posée là au milieu d’une salle trop grande pour elle, livra un concert d’une intensité émotive rare avec pour point culminant l’entrée de chan micro à la main au milieu du public invitant celui ci à s’asseoir pour mieux protéger ce moment de grâce de zone d’ombre malvenue. L’ombre chan joue avec tel un personnage de tim burton depuis son premier album. Les ténèbres en fond sonore et le frisson derrière le cou, what would the community thing nous offrait une introspection du not too amused de sebadoh, dans le trou de la serrure. En 1998 moon pix allumait la lumière en évitant de trop briller. Voici donc venir un disque de reprises, enfin il fallait le savoir. Avec une désinvolture hors du comment et un talent rarement vu ici chan compose ses propres standards. Dés l’entame de ce disque la donne est claire : chan a entendu ces chansons dans une voiture diesel sur un autoradio défoncé avec une ménagerie de monstres en tout genre sur la banquette arrière. Pour cette raison le satisfaction se voit expurger de son refrain braillard pour finir la peau de velours sur les os. Avec Dylan smog lou reed ou nina simone le résultat est le même. Dans cette époque où tout est au recyclage, où l’industrie du disque ce gonfle à coup de cargo entier de compilations de stock empoussiérés, chan marshall nous offre un album totalement nouveau plein d’inédits plein d’émotion. Pour son prochain passage dans une salle française chan ne devra plus être entourée mais prise dans nos bras la larme à l’oeil et le sourire en cadeau.