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Ne passons pas à côté de l’émotion de pouvoir écouter des enregistrements de Dominique A à plusieurs moments de sa vie, plus que de sa carriére. Ayant tout gardé de ses premiers pas de musiciens jusqu’aux chansons laissées sur le chemin, les traces de ces enregistrements, Dominique a pu construire ce joli coffret découpé en quatre périodes comme autant de points cardinaux. Illustrés de dessins à la ligne très claire, ce somptueux coffret est une façon de poser les jalons d’un histoire musicale avec un grand H pour un grand A. Les moyens d’enregistrements étant plus dispendieux, l’écart de son donnerait raison aux derniers enregistrements, mais que nous ne trompons pas. En point de mire que nous avions découvert un soir de session de Dominique avant Stereolab, ou encore un albedo ne sont pas des chansons au rabais , elles sont autant qu’exit ou le commerce de l’eau des pierres taillées pour s’imbriquer et réaliser une œuvre. C’est pour les deux dernières périodes que le son sera plus en accord avec les œuvres actuelles de Dominique. Ces chansons sont comme des orphelines à qui on aurait offert un lieu où s’exprimer. Comme dans un orphelinat la diversité existe et fait même le ferment d’une vraie vie. Le bon gars n’est peut être pas Dominique, sinon il n’aurait pas laissé décrocher les trains à quai. Les sons cardinaux, une façon après le live de cerner un Dominique A en quête d’une œuvre que nous ne sommes pas las de suivre encore et encore. Un coffret cardinal.