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Ah les tops...Je leur préfère bien le nom de bilan, d’ailleurs c’est comme ça qu’on appelle ça ici !

Et pour cause, ils n’ont rien d’objectifs, ne sont qu’un aperçu très personnel. Donc qu’est-ce que je retiens cette année ? D’abord, j’ai dû écouter 5% de ce que j’aurais voulu. Très difficile de ne pas sortir un truc biaisé, donc ma sélection n’est pas une sélection sur un total de sortie, mais sur le petit nombre (pourtant déjà conséquent) de ce que j’ai pu me mettre entre les feuilles ! Voici ce qui m’a le plus marqué et qui m’accompagnera :

1. JASON MOLINA

Je commence par un hommage. Nous l’avons perdu cette année. L’ensemble de son œuvre fait partie de moi, il laisse un héritage d’une honnêteté incontestable. Ses disques m’accompagnent depuis des années et resteront avec moi jusqu’au bout.

2. STEVEN WILSON : The raven that refused to sing

Comment résumer le rock progressif ? Wilson le fait, non seulement musicalement, mais surtout dans cette vision et dans cette quête ultime du beau, du plus loin, tel que Yes le voyait. Progressif progressiste.

3. EMILY JANE WHITE : Blood/lines

Un miracle, la pureté même. Quand des lignes mélodiques commencent à s’imprégner dans tous vos mouvements, quitte à devenir la b.o de certains de vos actes.

4. Y.BLUES : The Arrival

Le blues et le metal sont frères, et ici ils jouent dans la même cour. Excellemment turbulent !

5. TWIN PRICKS : This might be the last time you’ll ever hear from us

Ce disque contient en substance mes années post-ado et me rend nostalgique. La b.o de cette âge charnière. En plus, ces deux types font partie intégrante de cette histoire. Mon cadeau de fin d’année !

6. THE NEW TRUST : Keep Dreaming

J’ai connu ce groupe il y a quelques années et les revoilà avec un album toujours placé sous le signe de la dynamique, et de la mélodie. The New Trust continue à chanter des textes qui me font croire au pouvoir de la musique

7. PHANTOM BUFFALO : Tadaloora

Si je dois partit en exil, j’aimerais que ce soit sur l’île de Tadaloora. Mince, elle n’existe pas, mais ce disque me permet de la rêver.

8. NICK CAVE & THE BAD SEEDS : Push the sky away

Il a réussi à les ouvrir, les portes du paradis. Entre silences et suspensions, Nick flotte au dessus des orages qu’il a auparavant provoqués. Magnifique

9. BURNING HOUSE : Walk into a burning house

Je rêve d’aller à San Francisco depuis toujours. Ce disque m’en donne une nouvelle bonne raison.

10. ODDS & ENDS : Blurry Print

La voix, les arrangements, l’humeur, un tout qui a fait de cet album un de ceux que j’ai eu le plus plaisir à écouter et à chroniquer.

11. GNO : Crass palace

Gnô, c’est comme un groupe de rêve. Des techniciens de folie mais qui ne s’y résument pas, des musicophages avec une personnalité dingue. Le cocktail est un disque ultime, blindé d’humour, de références, de tubes, de plans fous et furieux sous un seul signe : la créativité. Gnô joue, oui c’est ça le sens premier de la musique : jouer.

12. SETH : The howling spirit

Le retour du roi. Ce groupe est une légende et son retour une épopée.

13. OVO : Abisso

Si je dois me faire interner je prendrais ce disque avec. Avec ma camisole et mon casque je pourrais me péter la tête dans les murs capitonnés.

14. NEIGE ETERNELLE : Neige éternelle

Du black metal pur souche si j’ose dire en ces temps troublés. C’est du Québec que vient cette relève, cette continuité qui me renvoie à mes années d’adolescence où ce style a cristallisé toute ma colère contre le monde. Ce relent me fait du bien, surtout alors que l’hiver nous enveloppe.

15. ANNA VON HAUSSWOLFF : Ceremony

Parfois il y a des surprises, entre quelques remarques blasées et convenues, nous arrive une merveille qui nous prend à revers en allant direct au cœur. Ceremony a trouvé le chemin, et je suis religieusement cet album depuis.



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