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Catfish agit comme un défibrillateur... Machine fonctionnant au moyen d’une batterie, et d’une guitare, et qui délivre ces chocs électriques jouissifs, excitants. Les chansons sont autant d’électrodes placées sur la peau, directement connectées au sens, à la chair, à l’histoire du blues...Des envolées garage surpuissantes, des embardées folk, des accélérations rock. On évitera les comparaisons avec d’autres duos, même s’il semble évident que Catfish est l’une des plus belles incarnations françaises de cette configuration si pure, si efficace. Musique à l’os, tirant de l’énergie d’un minimalisme bruitiste, d’une authenticité exceptionnelle. C’est là que Catfish se différencie...Son classicisme phénoménal, sa respiration singulière, au plus près du souffle initial. Brut, élémentaire, originel. La musique à l’état sauvage, qui détecte les rythmes choquables, à réveiller les morts donc. La musique superbement subtile aussi, enrichie de claviers et d’horizons contemporains.

Et dire que ça fait du bien est un doux euphémisme. Putain de bordel de merde, c’est bon d’être vivant. Et de sentir la musique de Catfish s’immiscer loin, au plus profond, et parcourir chacune de ses fibres, de sentir les pulsations, le sang circuler, les oreilles bourdonner. Le corps vibrer, le corps souffrir peut-être, mais sentir son corps. Et celui de son adorée. D’être électrifié des pieds à la tête. D’être au milieu d’un orage cinglant, et de crier en soi, pour soi, son bonheur insensé d’être là. Le malheur aussi, parce qu’il est inhérent à tout ce fatras biologique. Et parmi toutes les choses qui font exploser la fatalité, la peur, la panique, la musique de Catfish n’est pas la moindre...




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