> Critiques > Autoproduits



Le trio Kafka nous présente avec ce disque un pan seulement d’une œuvre globale, incluant l’image au son. A l’image Marc Bauer artiste contemporain dont on pourra voir une infime partie du travail sur la pochette du disque, le dessin du visage d’un enfant figé par l’effroi. Car L’album raconte l’histoire d’un enfant qui, saisi de terreur durant la projection de Nosferatu le vampire en 1923, a une vision de son futur. Le film de Murnau est lui-même souvent perçu comme prémonitoire des années de nazisme à venir.

Pour essayer de ne rien perdre de ce travail j’ai visionné le film de Murnau qui avait glaçé aussi l’enfant que j’étais, et qui donne des sueurs froides à l’adulte que je suis. L’horreur est ici magnifié par le noir et blanc de l’époque, rendant au moindre film de cette époque quelque chose tenant autant de la beauté brute qu’à la peur. Il n’est alors pas difficile de se replacer dans la peau de cet enfant, surtout que son futur nous le connaissons.

Ce cheminement est traduit en musique par Kafka, celle ci décrivant les étapes qui conduiront l’enfant à étouffer face à son avenir. Ces pièces instrumentales sont suffisamment démonstratives sans jamais grossir le trait, parvenant à nous tenir en haleine jusqu’à un épilogue que ne renierait pas Tortoise.

Certes dommage qu’une version dvd n’accompagne pas ce disque, mais la musique a elle seule échafaude une vision




 autres albums


aucune chronique du même artiste.

 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.