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L’aube, le lever du soleil se profile sur une ville pas encore réveillée ou pas tout a fait endormie, une nuit qui ne veut pas finir, une journée qui peine à commencer…ce panorama sublime qui illustre « Thea », premier des quatre albums de l’artiste à sortir « physiquement » sur le label Finaltune, résonne en écho à celui, large et varié que Splitter, originaire de Brême, dépeint tout au long des soixante-huit minutes de l’album.

Cette image incarne parfaitement l’effet que procure l’écoute de « Thea » : sentiment d’ouverture, d’air, de besoin de boxer les catégories et sous catégories que l’immense chapeau « Musique Electronique » contient, d’en toucher les limites, de tenter de les repousser, de les contourner...

Après « change the situation » en introduction, « Trabantenstadt » pose le premier jalon du penchant très dancefloor du disque avec une efficacité redoutable. Veine que Splitter poursuit avec la même réussite sur « The Belt of venus, (ECET6°) » et affirme encore sur le « Burnout Syndrom » où la voix ouvre une dimension plus touchante, déjà aperçue sur le très beau « sleeping » et qui prendra toute sa dimension sur le superbe « The first December » ouvertement pop avec son ouverture rythmique qui évoque au loin les meilleurs morceaux de Mice Parade. « Island » prend le relais, dans une veine plus ambiante déjà présente sur « 1977-084A », « Concrete jungle » mais aussi sur « Cystal Child » ou un piano vient délicatement accompagner à la rêverie…comme sur le très beau et en soi programmatique « Das Leben Zieht an Mir Vorbei ».

Avec Thea, sorti en fin d’année dernière, Splitter offre un disque qui ouvre au « vagabondage » mental, fait gigoter tranquillement nos petits pieds de manière compulsive, et émeut au passage….pas loin d’être idéal pour cet été 2014, non ?




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