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Au premier coup d’œil sur la photo en noir en blanc qui illustre « Atomic Rendez-vous », une question me surgit instantanément en tête : Est-ce que dans 25 ans, quand le paquet de clopes coutera 40euros et que la consommation de tabac sera restreinte à un usage privé à l’abri des yeux des enfants, sera-t-il encore possible de tomber amoureux, en un quart de seconde, d’un poignet incliné, d’un regard foudroyant au dessus d’un briquet tendu, d’un trait de fumée entre deux lèvres entrouvertes…

Lauren Bacall, Ana Karina, Chiara Mastroianni dans mon imaginaire cinéphile à jamais balafré par la cigarette électronique…ou cette fille hier entre deux averses abritée sous le auvent de ce café…mais je m’égare…Mais pas tant que çà en fait, car de coup de foudre, de drague, de séduction, d’incertitude il en est bel et bien question au cœur de cet « Atomic Rendez-vous » que propose The Jumpin’ Quails (« les cailles bondissantes », ah, oui ? ah, t’es sûr ? oui ? ok…ok, ben, voilà…le nom c’est fait…) groupe italien originaire de Turin.

Sur de solides bases rock (on peut penser à Franz Ferdinand par instant, à Poni Hoax à d’autres et à toutes leurs influences respectives), l’ambition du groupe est évidente : nous faire danser. …et cette jolie fille là bas, aussi…çà serait bien qu’elle danse, non ?

Dès le bondissant « Dream », on se lance fiers, résolu, déterminé…« If you don’t like me, just drop a line and I go away », « (…) Don’t forget to shake your boobs, I’m the devil and I won’t get fooled ! ». L’ambition dansante et séductrice est également évidente sur « The Flack », « Tolouse » aux refrains aussi simples qu’efficaces renforcés par des claviers caracolant.

Sur « A night in the brakets », le saxo élargit l’univers des références 80’s/90’s, comme le faisait un plus tôt « Pins and Needles » au romantisme ouvertement d’inspiration cold wave (« love is touch, and touch is love…love is a battle, love is a war… »). Comme dans une fin de soirée, après que le doute se soit installé sur « Stupid face », la conclusion du disque est moins bravache, l’enthousiasme est légèrement retombé sur la balade low-fi et réconfortante « Fall Out » ou sur la finale « Maybe Not ».

Un « Atomic Rendez-vous » dansant, dragueur (séduisant par moment, un poil forcé à d’autres), direct et globalement très efficace…une bouffée d’air impur et sensuel pour nos aspirations estivales rock & romantiques.




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