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Neuvième album du trio new-yorkais, Barragán ne devrait pas, comme son prédécesseur (qui date de 2010, déjà !) Penny Sparkle, convaincre les premiers fans du groupe. Mais est-ce vraiment là l’essentiel ?

Les membres de Blonde Redhead continuent dans la même veine que Penny Sparkle : plus pop, plus noire, moins de rock, moins de noise, mois d’abstraction, de fureur, plus de tristesse, plus de délicatesse. Un virage qui date déjà de Misery is a Butterfly, en 2004 (souvenez-vous... https://www.youtube.com/watch?v=YdbSElKfJYI). Ce n’est donc pas un album révolutionnaire qui marque une étape dans l’histoire du groupe, mais un travail qui s’inscrit dans la continuité de l’histoire de Blonde Redhead avec intelligence. C’est élégant, à l’image des bruits d’oiseaux qui ouvrent le premier titre, qui donne son nom à l’album, Barragán.

De la flûte traversière (si mes oreilles sont bonnes), une guitare, le bruit de la ville, voici comment débute cet album court (une quarantaine de minutes), rythmé par des les sons synthétiques, des sonorités aériennes, des nappes sombres, la voix fragile (sur Seven Two) de Kazu Makino, accompagnée des deux frères Simone et Amadeo Pace.

Cat on Tin Roof est presque mutin lorsque The One I Love est une balade sans quasi aucune fioriture mais quelques arrangements délicatement placés qui rendent le morceau singulier. Plus torturé est Mind to be Had. No More Honey est le single que l’on a pu découvrir en juin et qui est à l’image de cet album : raffiné. Drew Brown qui a œuvré par le passé avec Radiohead, Beck, The Books ou encore Stephen Malkmus, a produit l’album qui sortira le 2 septembre.

Voilà donc dix ans que le groupe s’est engagé dans une voix plus dark pop que noisey, à la recherche de nouvelles manières de faire, de textures synthétiques mais sincères, et Barragán est un album moderne et dépouillé.




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