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Marion Castor révolutionne la façon de nous envoyer une carte postale. Même si elle n’est pas la première à nous proposer ce format. J’ai le souvenir de disques retraçant des voyages au Mexique au Laos ou encore à Sarajevo, mais Marion Castor, alias la Fille du Calvaire a ajouté une ligne à ce cahier des charges au résultat au combien dépaysant voir carrément poétique. Une unité de temps respectée. Les cartes postales sonores sont dans l’ordre chronologique. Si la linéarité n’était pas un des chapitres de notre grille de lecture, il n’en demeure pas moins que fort de ce point nous avançons avec elle dans ce périple, comme si nous recouvrions la trace de nos pas. L’autre c’est de lier ces vignettes avec une musique qui est là comme un fil entre ces cartes postales épinglés. Celle ci sait se faire petite quand il faut laisser les acteurs de ce voyage s’exprimer, et tout aussi aventureuse et hypnotique quand elle doit mettre trois petits points à ce voyage que nous ne pouvons imaginer unique.

Poème musicale presque onirique mais tellement ancrée dans cette culture qui semble tout aussi apaisante que pleine d’une humanité que l’on peine à retrouver plus les secondes avancent dans nos vie.

Poème, carte postale, œuvre sonore, nous pourrions définir de plein de façon cette plage sonore aux senteurs évidentes. Mettre un disque et voyager.




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