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Qui est capable dans le même album d’un chanson hommage à Jim Thompson, de mettre en musique un poème de Dylan Thomas (Nick Cave chez les Happy Mondays) et de donner au rock fiévreux, tendu et transpirant un souffle nouveau ? A cette question qui ferait passer Question pour un champion pour une aimable plaisanterie pour combattants pré- Alzheimer, je vous réponds, les piémontais de Movie Star Junkies.

Nom de groupe emprunté aux interlignes d’un film américain des années 70, ou des notes de pochette d’un album de punk rock. Style graphique qui n’aurait pas dénaturé dans le hall d’un cinéma indépendant qui se serait marié avec un disquaire qui n’aurait des cd’s que pour éloigner les corbeaux de la devanture. Son patiné et suffisamment nettoyé de toute la propreté superflue des productions actuelles. Chansons à faire bondir les blondinettes en socquettes ou les brunettes en cuir et jean.

Voici le tableau que nous pourrions dresser pour ce quatrième album, un « Evil Moods » qui désespère l’ennui d’arriver à se faufiler, chassé qu’il est à grand coup de riff de guitare, de furie classieuse, de rythmique sachant lâcher les brides de chevaux fougueux, et d’un chant au diapason d’un album noir (comme le roman du même nom) mais totalement lumineux, irradiant la trentaine de minutes que nous passerons en sa compagnie.

Le rock, n’est définitivement pas mort, et même s’il est sombre, il a le don d’avancer comme un survivant hirsute, buriné, mais fier, droit comme un I qui affronterait des bourrasques. Des graines à semer encore et encore.




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